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Le diocèse de N’Dali érigé le 22 Décembre 1999 par le Pape Jean-Paul II a connu Mgr Martin ADJOU-MOUMOUNI  comme son premier évêque. Et si on allait à la découverte de ce prélat au cœur débordant et passionné de Dieu au service inconditionnel de ses frères.

 

Bref parcours de Monseigneur

Martin ADJOU est né à Cotonou le 29 Juillet 1955. Pour réaliser son rêve de devenir prêtre, il partit au petit séminaire puis au grand séminaire Saint Gall de Ouidah d’où il sortira diacre en 1982 pour être enfin prêtre le 16 Juillet 1983 par Mgr Christophe ADIMOU. Un  petit tour au petit séminaire d’Adjatokpa pour enseigner, il rejoint ensuite l’ICAO à Abidjan en Côte-d’Ivoire afin de poursuivre ses études. De retour de l’ICAO, l’abbé ADJOU servira le peuple de Dieu sur la paroisse Sainte Cécile à Cotonou. Il part à nouveau aux études. Cette fois-ci à Rome où il obtiendra un doctorat en théologie morale. De retour au pays, il est envoyé à Parakou au séminaire Notre-Dame de Fatima comme recteur. Prêtre ouvert et battant, il est nommé évêque du tout nouveau diocèse, le dixième du Bénin, par le Pape Jean-Paul II.

 

Retour à plus de 18 ans en arrière. Souvenir pour souvenir !

Le Lundi 05 Juin, aux alentours de 17 heures locales, le vol de la Sabena en provenance de Bruxelles se pose sur le tarmac de l’aéroport international de Cotonou. A son bord deux évêques. Ils reviennent de Rome et seront sacrés le samedi 10 Juin. Mgrs Clet Feliho et Martin ADJOU, respectivement évêque de Kandi et de N’Dali. Dans le salon d’honneur, un parterre d’ecclésiastes, religieuses, séminaristes mais aussi quelques laïcs venus à leur rencontre, attendent sous le regard bienveillant de Mgr Nestor ASSOGBA, archevêque de Cotonou. A 17 h 25, le vol Air France atterrit à son tour en provenance de Paris, avec à son bord Mgr Fidèle AGBACHI, archevêque de Parakou et le Cardinal Bernadin Gantin. Pour nos lecteurs, nous y étions et avions eu la primeur de leurs propos dès leur descente d’avion. Lisez plutôt

 

« Surprise et étonnement »

 

La revue du Chrétien : Qu’avez-vous ressenti après votre nomination ?

Mgr Martin ADJOU : C’était pour moi la surprise. Surprise et étonnement du fait que je n’attendais guère cette nomination. J’avais déjà fait un autre programme. J’avais écrit aux évêques pour demander un an de repos, une année sabbatique à l’issue des dix ans de rectorat au séminaire Notre Dame de Fatima. Et je m’attendais à ce que cela me soit accordé. Et voilà, les choses ont changé. C’est la surprise… Mais cette surprise s’est transformée en adoration. Adoration de la volonté de Dieu, de la miséricorde de Dieu qui ne regarde pas ce que nous sommes ou l’impression que nous avons de nous-mêmes.

Comment avez-vous été informé ?

Ecoutez, j’ai reçu la lettre de nomination de la part du nonce au mois de décembre 1999 me demandant de répondre à cet appel lancé par le Pape à mon endroit. Quand j’ai eu cette information, laissez-moi vous dire que j’ai perdu et le sommeil et l’appétit pendant des jours. En plus de cela, il fallait garder le secret. J’étais doublement atteint.

Quelle est votre devise ?

Ma devise c’est ‘’Dives in misericordia’’ Dieu est riche en miséricorde. Cette richesse de Dieu en miséricorde, je la vois à plusieurs niveaux. D’abord par rapport à ma propre personne et ensuite par rapport à l’homme tout court, qu’il veut sauver et pour qui il a envoyé son fils unique.

Quelle compréhension avez-vous de la tâche qui vous attend ?

C’est vrai, la tâche est assez grande, on m’a averti. Je ne sais pas ce qui m’attend mais je sais que Dieu m’y attend. Et, parce que Dieu m’y attend, je suis confiant.

Quels seront les grands axes de votre pastorale ?

Je viens à peine d’être nommé, je prendrai le temps de réfléchir. De réfléchir ensemble avec mon conseil et avec mes fidèles. C’est donc ensemble que nous allons dégager les priorités pastorales de notre diocèse de N’Dali.

Et 18 ans après, nous pouvons oser dire que la priorité de notre diocèse, c’est l’option pour la couche défavorisée surtout enfants.

( Propos receuillis parJeannot IMBS, par la revue du Chrétien, Juin-Juillet 2000 n° 004-005)

 

Explication explicite de l’armoirie et de la devise de son Excellence.

       
     AMOIRIES EN NUMERIQUE
 
 

1°) En haut à droite : LA CROIX ET LA LETTRE M à son ombre : Ce sont les armoiries du Saint Pape Jean-Paul II qui nous a appelé au nom de l’Eglise et du Christ à l’Episcopat. Nous avons retenu ce symbole pour deux raisons : en souvenir de lui et aussi parce qu’il est un grand dévot de la Vierge Marie, d’où la lettre M sous la croix : Marie au pied de la croix près de son Fils.

2°) En haut à gauche, le PAIN  et la COUPE de l’Eucharistie et la coupe symbole du Sacerdoce. On peut deviner  l’intention de représenter la devise de Mgr Louis Parisot : Crux, Hostia, Virgo.

3°) En bas : LE CHEVAL : C’est le symbole du moyen traditionnel de locomotion dans la région Bariba. Ceci pour signifier que j’appartiens totalement à cette culture que je veux servir jusqu’au bout. Le choix du cheval signifie également que je devenais  Missionnaire pour sillonner toutes les contrées du territoire ecclésiastique de N’Dali qui est avant tout, une terre de première évangélisation. Le cheval choisi est de couleur blanche pour rappeler le cheval blanc de l’Apocalypse ( cf. Ap. 19: 11.14) monté par Le FIDELE, le VAINQUEUR  et JUSTE JUGE : JESUS-CHRIST.

4°) Quant à la devise : « DIVES IN MISERICORDIA » (cf. Ephésiens 2,4),  ce passage a été choisi pour résumer toutes les émotions et chocs ressentis, les méditations et les réflexions sur ma vie après l’annonce inattendue et surprise de ma nomination comme  premier évêque du nouveau diocèse créé (le 10ème au Bénin), c’est-à-dire le Diocèse de N’Dali  par scission de l’Archidiocèse de Parakou, le 22 décembre 1999, alors que je venais de demander à la Conférence Episcopale du Bénin,  une année sabbatique après plus d’ une dizaine d’années dans l’enseignement et la formation des futurs prêtres. Par ailleurs, j’avais demandé au feu Mgr Nestor ASSOGBA, alors Archevêque de Parakou, qu’à la fin de cette année sabbatique, il me soit accordé d’être envoyé  en mission à Segbana pour faire l’expérience de la première évangélisation. Je fais remarquer au passage que, avant mon diaconat, feu Mgr Isidore de Souza (mon Archevêque Coadjuteur) m’avait demandé  si j’étais disponible pour appartenir à l’Archidiocèse de Parakou, c’était en 1981. Après mûre réflexion, j’ai accepté. C’est donc en tant que prêtre de l’Archidiocèse de Parakou que j’ai commencé mon ministère de formation des futurs prêtres au Séminaire Notre-Dame de Fatima en 1991 jusqu’à ma nomination rendue officielle en Avril 2000 à la Cathédrale de Parakou ensemble avec mes deux autres confrères Mgr Clet FELIHO et Mgr Fidèle AGBACHI, nommés respectivement pour le diocèse de Kandi et l’Archidiocèse de Parakou.