Cette présentation a pour but de vous dire la situation géographique,les aspects sociaux, politiques, économiques, éducatifs et environnementaux des six communes qui composent le diocèse de N'Dali.

Le diocèse de N’Dali a été créé le 22 décembre 1999 et a pour premier Evêque son Excellence Monseigneur Martin ADJOU-MOUMOUNI, sacré le 10 juin 2000 à Parakou et intronisé le 11 juin 2000 à N’Dali dans sa cathédrale par son Eminence Bernardin Cardinal GANTIN.Cette année le diocèse de N’Dali commence sa 21 -ème année de vie, devient donc majeur et continue de vivre sa vocation d’évangélisation sur une terre fortement dominée par différentes confessions religieuses : les religions traditionnelles, l’Islam et les nouvelles confessions religieuses chrétiennes. Le Catholicisme commence à s’affirmer dans tous les villages où on peut constater la présence des fidèles qui se réunissent chaque jour pour prier ensemble. Plus de Deux cents (200) catéchistes formés pendant un an au centre catéchétique de Gogounou sont les principaux acteurs qui aident les prêtres à ce travail d’évangélisation. Depuis sa création le diocèse de N’Dali couvre six communes du Borgou que sont N’Dali, Péréré, Nikki, Kalalé, Bembéréké et Sinendé sauf les Arrondissements de Gbégourou et de Sirarou qui font partie de l’Archidiocèse de Parakou. Aujourd’hui le diocèse de N’Dali compte quatorze (14) paroisses réparties en quatre secteurs :

             Le Secteur de N’Dali composé des paroisses de St Marc de N’Dali, Sacré-Cœur de

Ouénou, Saint André de Ina et St Padre Pio de Bori.

             Le secteur de Péréré composé des paroisses de Saint Paul de Péréré, de Saint

Jean-Baptiste de Biro et Notre-Dame de Toutes Joies de Guinagourou

             Le secteur de Nikki composé des paroisses de Notre-Dame de l’Immaculée

Conception de Nikki, de Saint Pierre de Kalalé et de Notre-Dame des Victoires de Bouka.

             Le secteur de Bembéréké composé des paroisses Notre-Dame de la Route de Bembéréké, Notre-Dame de Foo Mero de Foobouré, de Bon Pasteur (Yeesu kparo geo) de Sinendé et la paroisse St François d’ Assise de Gamia. Plusieurs missionnaires composés des prêtres de différentes congrégations et de Fidei Donum donnent main forte au clergé local qui ne compte que quelques prêtres diocésains.

En somme, sous l’impulsion de son Excellence Mgr Martin ADJOU-MOUMOUNI, deux (02) différentes catégories de personnel composé de femmes et d’hommes, travaillent dans ce vaste champ du Seigneur. Ce personnel est réparti comme suit:

             Près d'une centaine d' Agents Pastoraux dont 31 prêtres, 1 diacre, 65 religieux, religieuses, 219 catéchistes, 5 stagiaires et 5 volontaires et près d’une vingtaine de séminaristes.

             Dix (10) employés dont X contractuels Y temporaires et Z prestataires.

 

 Situation géographique

 Le Diocèse de N’Dali est le tout dernier né des diocèses de l’Eglise famille de Dieu au Bénin. Il  est érigé le 22 décembre 1999 par détachement de l'Archidiocèse de Parakou et est dirigé par son évêque Monseigneur Martin ADJOU-MOUMOUNI. Il est limité au sud par l’Archidiocèse de Parakou, au nord par le Diocèse de Kandi, à l’est par la République Fédérale du Nigéria et à l’ouest par le Diocèse de Djougou.

Administrativement,  Il comprend les communes de Bembéréké, Kalalé, N'Dali, Nikki, Pèrèrè et Sinendé sauf les arrondissements de Sirarou et de Gbégourou qui font partie intégrante de l’Archidiocèse de Parakou.

 

 Aspects sociaux

Le Diocèse de N’Dali couvre une superficie de 11 454 km² avec une population estimée en 2013 à environ 735 633 habitants. Les groupes socioculturels dominants sont les Baatombou, Peuhl, Yorouba, Dendi, groupe Adja-Fon, les Natimba, Waama, Berba et Ditamari venant de l’Atacora et le groupe Yom et Lopka venant de la Donga, etc.

 Ces populations vivent en harmonie malgré leurs divergences culturelles et religieuses. Notons que plusieurs villages du diocèse ne disposent d’aucun service social de base. Les populations des villages sont obligées de parcourir plusieurs kilomètres avant d’accéder aux soins de santé, à l’école et autres.

 

Aspects politiques

L’aspect politique dans le diocèse de N’Dali s’articule autour de deux légitimités : le pouvoir traditionnel incarné par le Chef traditionnel et le pouvoir moderne régi par le Maire et les Conseillers Communaux.

Le pouvoir traditionnel est incarné par les Chefs traditionnels des communes qui officient avec l’appui des chefs de clans. Aujourd’hui, le pouvoir traditionnel est en régression, victime du modernisme, malgré les tentatives de récupération opérées à la faveur de la fête traditionnelle du 10 janvier de chaque année. Ainsi, la politique nationale de valorisation des cultures locales entreprise depuis une quinzaine d’années a favorisé la dynamisation des structures endogènes.

Dans chaque village il existe un chef de terre, un chef de village et/ou un roi. Il existe des villages où le roi cumule le poste de chef de village. Le chef de terre dirige les cérémonies d’offrandes et d’installation des étrangers. Le roi incarne le pouvoir traditionnel hiérarchisé de l’ethnie Bariba et joue un rôle non négligeable dans la prise de décisions dans le village. Le pouvoir traditionnel est renforcé par les chefs de collectivités, les chefs de familles et les chefs féticheurs. Il existe également dans les villages des organisations paysannes et associatives telle que: les groupements villageois, les comités de concertation, les comités de gestion des points d’eau, les associations de développement, les groupes d’animation culturelle et les organisations religieuses. Les Bariba constituent le groupe socioculturel le plus important. Les chefs traditionnels et administratifs de village sont souvent issus de cette ethnie. Ils représentent donc une force dans la prise de décision dans les villages. La cohabitation entre les différentes ethnies n’a jamais posé de problèmes majeurs, sources d’affrontements ouverts et sanglants. L’ethnie majoritaire est Bariba. Elle est suivie des Fulfuldés, puis des migrants aussi bien agriculteurs, éleveurs (Otamari, Lokpa, Kotokoli) que commerçants (Nagot, Haoussa, Djerma).

Le pouvoir moderne quant à lui est représenté par l’Administration Communale subdivisée en trois paliers ou niveaux : la Mairie, l’Arrondissement et le village ou quartier de ville. Jusqu’à ce jour, la composition des services fonctionnels est restée la même que celle héritée de l’ancienne Sous-Préfecture. Les différents services existent sous le nom de bureaux :

- Le Bureau du Maire ;

- Le Bureau du Secrétaire Général (SG) ;

- Le Bureau aux Affaires Générale et Domaniale (BAGD) ;

- Le Bureau aux Affaires Economiques (BAE) ;

- Le Bureau aux Affaires Financières (BAF) ;

- Le Bureau aux Affaires Sociales (BAS) ;

- Le Bureau aux Affaires Culturelles (BAC) ;

- Le Bureau Politique (BP) ;

- Le Bureau des Archives de Documentation et Information (BADI) ;

- Le Secrétariat Administratif (SA) ;

- Le Bureau de Transmission (BT).

.Au-dessus de cette organisation, se trouve le conseil communal composé des différents conseillers issus des élections communales. Il faut signaler que dans chaque arrondissement, il existe un chef d’arrondissement. Le conseil communal est aidé dans ses tâches par un Comité Communal de Développement. Les actions de la commune sont appuyées par les structures déconcentrées de l’Etat, les projets et les ONGs.

 

Aspects économiques

Dans le Diocèse de N’Dali, les habitants des 14 paroisses du diocèse travaillent durement la terre avec des outils rudimentaires comme la houe. Les cultures vivrières sont le maïs, le soja, le mil, l’arachide, le haricot, le sorgho…ils sont souvent victimes des caprices climatiques comme la sécheresse, les épidémies  et sont souvent en conflit avec les peulhs nomades ou semi nomades qui vont en transhumance avec leurs troupeaux qui ravagent et détruisent les champs à leur passage.

L’élevage constitue la seconde activité des populations du diocèse mais très peu tourné vers  un élevage économique. En effet, il est très peu développé dans les communes du diocèse. Parmi les espèces élevées on peut citer les bovins, les caprins, les ovins, les porcins, les équins et la volaille.

 

Aspects éducatifs

Le secteur éducatif du diocèse de N’Dali est caractérisé par un faible niveau de scolarisation. Les résultats scolaires sont très mauvais. Le département du Borgou fait partie des derniers depuis plusieurs années lors des examens nationaux. En effet, les infrastructures sont très insuffisantes, et la politique de gratuité de l’enseignement primaire, mise en œuvre par l’Etat béninois, n’est pas accompagné de mesures adéquates, notamment en matière d’infrastructures scolaire et de la formation des enseignants.

Le Diocèse de N’Dali depuis sa création s’investit beaucoup plus dans l’éducation en créant des écoles maternelles et primaires dans les six communes qu’il couvre. Actuellement, il dispose de cinq (06) écoles maternelles, de douze (12) écoles primaires et de trois (04) collèges du premier cycle. Ces différentes structures comptaient à la rentrée 2019-2020, 2604 inscrits. Ces écoles catholiques dont l’option première est de transmettre à tous, (sans distinction de condition sociale, et économique, de religion et de sexe), un savoir épris de vérité, un savoir-faire et un savoir-être animés par une conscience chrétienne formée à la lumière de l’enseignement social de l’Eglise, doivent faire face de plus en plus à des charges financières lourdes, sans pour autant faillir par rapport à leur mission première.

Toutefois, malgré les nombreuses et intenses sensibilisations d’ONG, du Gouvernement de notre pays et de l’Eglise Catholique, il y a encore des contrées surtout dans des camps peulhs où les enfants ne vont pas à l’école, spécialement les filles ; elles sont minoritaires dans les classes. Les mariages forcés se pratiquent encore, le poids des coutumes rétrogrades pèse encore sur elles.

Aspects environnementaux

De type soudano-guinéen, le climat des 6 communes du diocèse se caractérise par une grande saison de pluies (avril à octobre) et une grande saison sèche (novembre à mars). La pluviométrie moyenne varie entre 1100 mm et 1200 mm pouvant descendre jusqu’à 900 mm. Le régime des vents est assez différencié suivant la latitude. Pendant la saison sèche, l’harmattan, vent chaud et sec, souffre du Nord Est. Il est responsable de la baisse brutale de l’humidité relative (Hr) à compter du mois de Décembre.

Les principaux types de sols sont ferrugineux tropicaux. Ce sont des sols ayant une profondeur plus ou moins importante ; leur perméabilité et leur porosité sont généralement bonnes. Par contre, ils ont des réserves minérales et une acidité forte et une saturation réduite. Ces sols apparaissent comme le résultat d’une altération intense et profonde. Presque partout, ils manifestent une grande homogénéité physique. Les terres utilisables correspondent à des sols relativement profonds de 1 à 4 m généralement très bien drainés au  moins sur 1 m de profondeur. On les rencontre en position de plateau, de sommet ou de haut de pente. Très cultivés, les sols sont sensibles à l’érosion avec d’importantes contraintes sur l’agriculture. 

La végétation est composée de savanes boisées, arborées et arbustives. On y rencontre de forêts claires par endroits. Mais l’action de l’homme y a provoqué de profonds bouleversements, faisant naître une végétation « humanisée » caractérisée par la disparition de nombreux ligneux et des ressources fauniques. Les savanes arborées et arbustives saxicoles sont des formations qui occupent essentiellement les affleurements rocheux, aux sols peu évolués, graveleux et peu profonds. On note la présence des arbustes aux troncs minces à frondaison lâche et quelques arbres. Les espèces fréquentes sont : Combretum nigricans, Detarium microcarpum, Gardenia erubescens et Gardenia ternifolia. Les sols de ces formations soumises aux pressions humaines et aux contraintes climatiques sont confrontés au phénomène d’érosion de plus en plus accentuée.

Enfin, les champs et les jachères constituent un autre aspect de l’expression de l’action anthropique. Les sols, quoique peu profonds, sont très souvent riches en éléments minéraux et, par conséquent, sont favorables aux cultures telles que l’igname (Dioscorea spp), le sorgho (Sorghum bicolor), etc. Les espèces ligneuses rencontrées dans les champs et les jachères sont celles épargnées à cause de leur importance socio-économique. Il s’agit essentiellement du karité (Vitellaria paradoxa) et du néré (Parkia biglobosa). Les recrûs ligneux rencontrés très souvent dans les champs et les jachères sont : Daniellia oliveri, Parinari curatellifolia et Pteleopsis suberosa. La composition floristique de la strate herbacée varie avec l’âge de la formation. Les espèces dominantes sont : Pennisetum polystachion, Indigofera spp et Tephrosia pedicellata.