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Le dimanche 18 avril 2021 a eu lieu la messe de clôture de la commémoration du bicentenaire de naissance du Bx Frédéric ALBERT, fondateur de la Congrégation des Sœurs Vincentiennes de Marie Immaculée.

Sr Morelle BIAOU, Albertines

Les sœurs Vincentiennes de Marie Immaculée communément appelées Sœurs Albertines sont une congrégation de droit pontifical. Ladite Congrégation a été fondée par le bienheureux Frédéric ALBERT en 1869 pour répondre à une urgence de charité.

Commémorer, en effet,  le  bicentenaire de la naissance du Bienheureux Frédéric ALBERT, c'est célébrer à nouveau cet homme simple qui a accepté d'être un outil docile entre les mains du Seigneur. C'est à juste titre que la célébration eucharistique de clôture de ce bicentenaire qui a débuté depuis le 30 Septembre 2020 s'est faite dans une simplicité qui ne dit pas son nom. Cette journée de commémoration a débuté par  la célébration eucharistique qui eut lieu à la cathédrale «Saint Pierre et saint Paul» de Parakou. À la fin de la célébration eucharistique présidée par le père Alexandre HONVOZO en présence du père Hyacinthe KOTCHONI, les sœurs Albertines ont offert une petite collation aux enfants et autres personnes présentes à la Messe. Après un repas fraternel avec leurs paires dans la vie consacrée, les vêpres du soir ont clôturé la journée. Cette commémoration a permis aux soeurs de faire connaître tant soit peu, leur fondateur.

Le Bienheureux Frédéric ALBERT, en effet, né le 30 Septembre 1820, était prêtre de l'Eglise catholique.Ordonné à 23 ans, il fut nommé curé de la paroisse de Lanzo en Italie après avoir été longtemps chapelain à la cour royale. Homme sensible aux besoins de ceux qui l'entourent, dès son arrivée à Lanzo, il s'est laissé toucher par les misères morale et matérielle des populations.C'est ainsi, qu'il ouvrit un orphelinat, un pensionnat et une école maternelle.Les Soeurs Albertines sont alors  nées du besoin d'une Congrégation religieuse pour s'occuper de ces œuvres. Aujourd'hui encore, elles continuent à répandre l'esprit du bienheureux Frédéric ALBERT. Leur charisme est de vivre et de  témoigner de l'amour miséricordieux de Dieu à travers les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelles. Elles vivent la spiritualité de saint Vincent de Paul avec une marque particulière : l'humilité souriante et la charité sans bruit.

Elles sont  actuellement présentes en Italie et au Bénin plus précisément à Parakou et à Pèrèrè pour le moment. Leur devise apostolique est de répondre aux besoins du milieu.

Frédéric ALBERT était un grand théologien mais un homme humble, simple, disponible, généreux du don de son temps et de sa vie. C'etait un homme de prière. Pour lui,le plus important est de transformer sa vie  en prière et sa prière en vie.En témoigne son testament spirituel : «Priez!Priez!». Jusqu'au bout, le fondateur a imité le Christ qui dit justement :

«Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime». C'est ainsi, qu'un jour,  en travaillant à repeindre la voûte d'une chapelle, le bienheureux tombe du haut des échafaudages et meurt après deux jours d'agonie, à l'âge de 56 ans en 1876. Cette œuvre qu'il réalisait pour les jeunes,  rappelle encore à chaque sœur Albertine que son sacrifice par amour pour le Christ doit être entier.

Au cours de la Messe commémorative, comme le  symbole de ce nouveau départ, un plant de  bananier a été donné en offrande par les Sœurs Albertines.  Le bananier, en effet,  est une grande herbe qui ne vit jamais seul, sans donner de rejetons et dont les fruits se laissent depouiller pour offrir leur douceur et leurs multiples vertus thérapeutiques ( anti dépresseur,anti anémique, source d'eau).  Les sœurs y voient un appel à vivre leur vie communautaire en comptant les unes sur les autres, à répandre joie et bien être par leur présence, à se laisser humblement dépouiller de leur volonté propre pour se donner entièrement à Dieu. Le bananier vivant du fumier du jardinier, se laisse depouiller de ses cellules mortes pour une meilleure fécondité.Ainsi, par leur pauvreté et leur obéissance à Dieu, à  l'Eglise et  à l'institut,  elles comptent vivre une charité féconde en se donnant gratuitement là où le Christ les attend.